"Lost & Found" in the Press
Castellucci Quintet: Lost & Found ( QZ107)
The first thing one notices about this CD is the tightness of the groupBruno Castellucci has put together. The English pianist John Taylor, who has accompanied Miroslav Vitous, Kenny Wheeler and John Surman (he was onone of Surman's best albums, "Stranger than Fiction"), is right on target throughout and supplies one of the album's most beautiful pieces, Ambleside.On saxophones, Stan Sulzmann, whose soprano playing takes after Wayne Shorter, is lyrical and imaginative. He wrote three of the album's tunes,including the beautiful ballad Little Dog. On trumpet and flugelhorn, the German Uli Beckergoff, well known in northern climes where he has playedwith Arild Andersen and Jon Christensen, is expressive in a supporting role. Bassist Dieter Ilg, prominent in the mix, proves worthy of the reputation hehas built playing in Randy Brecker's Acoustic Band and on his own album, "Summerhill," with Mike Stern and Jim Beard. He brings along two tunes, including the excellent Savannah - Samurai. Bruno Castellucci accompanies his sidemen with alert, efficient and inventive drumming. Just listen to hisbrief solo from minute five to six on Savannah and you'll hear the finesse and subtlety he's capable of as he dialogues with the bassist. Castellucciis a blessing for soloists, the kind of drummer everyone wants to record with, like Peter Erskine--and the comparison is deliberate. The CD isagreeable, not too modern and not too conservative, engaging the mind but restful, too. It comes in attractive digipack and would make a fine gift.
Pierre Dulieu Le Jazz Mai 1998
Castellucci Quintet: Lost & Found ( QZ107)
Ce qui frappe d'abord à l'écoute de ce compact, c'est la cohésion du groupe rassemblé par Bruno Castellucci. Le pianiste anglais John Taylor tout d'abord, ancien compagnon de Miroslav Vitous, de Kenny Wheeler et de John Surman avec qui il a enregistré l'un de ses meilleurs disques, Stranger Than Fiction, imprime une sorte de fraîcheur dans toutes ses interventions et se fend de l'une des plus belles compositions de l'album : Ambleside. Aux saxophones, Stan Sulzmann, dont la technique au soprano rappelle quelque part celle de Wayne Shorter, fait preuve de beaucoup d'imagination et de lyrisme et apporte avec lui trois compositions dont on retiendra la très belle ballade Little Dog. A la trompette et au bugle, l'allemand Uli Beckerhoff, bien connu de nos voisins du Nord où il s'est illustré aux côtés de Arild Andersen et de Jon Christensen, est suffisamment expressif dans son rôle de second couteau. Quand au bassiste Dieter Ilg, particulièrement bien mis en évidence par le mixage, il fait preuve d'une sensibilité exemplaire, digne de sa réputation acquise dans l'Acoustic Band de Randy Brecker et sur son propre album Summerhill auprès de Mike Stern et Jim Beard, et propose deux thèmes dont l'excellent Savannah - Samurai. Bruno Castellucci ne signe aucun titre et se contente d'accompagner ses sidemen par une batterie alerte, efficace et inventive. Il suffit d'écouter son bref solo de la cinquième à la sixième minute sur Savannah pour comprendre les capacités du bonhomme: tout en finesse, avec plein de variations subtiles à l'intérieur du rythme qui ne se perd jamais, recherchant un constant dialogue avec le bassiste qui participe avec bonheur, tout entier au service du thème qu'on a bien voulu lui offrir. Ce type est une bénédiction pour les solistes, le genre que l'on essaie à tout prix d'avoir sur son propre album comme, et j'ose la comparaison, un Peter Erskine par exemple. L'oeuvre dans sa globalité est agréable, ni trop moderne ni trop conservatrice, capable d'éveiller les esprits tout en les reposant. Emballé dans un digipack à la pochette aguichante, ce compact est un bel objet que l'on pourra offrir sans risque que le bénéficiaire n'aille l'échanger le lendemain pour cause d'incompatibilité musicale.
Pierre Dulieu Le Jazz Mai 1998
Bruno Castellucci Quintet
Lost and Found
Bruno Castellucci(dm), Stan Sulzmann (ts, ss), Uli Berckerhoff (tp, Plh),
John Taylor (p), Dieter Ilg (b). Quetzal QZ107, 1998.
Après son projet audacieux de double quartet avec cordes (aIbum "Towards the Light"), Bruno Castellucci présente ici un quintet internationaI qui impressionne par son extrême cohésion. Même si ces rencontres entre musiciens belges et jazzmen des pays voisins se muItiplient, on ne peut s'empécher de penser que l'ancien accompagnateur de Toots a frappé fort. Compagnon inséparable de Kenny Wheeler, John Taylor un des meilleurs pianistes européens. Son compatriote Stan Sulzmann, membre du British Orchestra de Gil Evans et de l'European Jazz Ensemble, I'a souvent croisé dans le quintet de Wheeler comme dans le Large Ensemble de ce dernier : leur complicité est totale. Dieter llg, bassiste au sens mélodique aigu, a muItiplié les enregistrements avec Klaus Ignatzek, bien connu du public beIge. Quant à Uli Berkerhoff, il a notamment joué en compagnie du saxophoniste Wolfgang Engsteld avec qui Castellucci a gravé l'aIbum "Perspective" voici vingt ans. Reposant sur de multiples réseaux de connivence, le quintet propose un jazz moderne sortant des sentiers battus du néo bop pour allier swing et lyrisme dans un subtil équilibre qui évoque le meilleur Wheeler.
Claude Loxhay / Jazz@round (june 1998)
Le label Quetzal ayant enfin trouvé un distributeur régulier, voici l'occasion d'évoquer cette remarquable session (captée en août 1997).
Sous le drive punchy et la constante créativité rythmique de l'un de nos meilleurs batteurs, on trouve là un quintette international par la classe autant que par l'origine de ses membres. Avec John Taylor (piano), Stan Sulzmann (sax), Uli Beckerhoff (trompette) et Dieter Ilg (basse), tous compositeurs, Bruno Castellucci prend sept plages à bras-le-corps: un bop bien envoyé, une marche New Orleans déhanchée, une intro planant jusqu'au déchaînement d'un tempo d'enfer, un climat -aérien, un autre impressionniste, l'amorce free d'un tango et une valse mélancolique. Du jazz plein de caractère, de puissance, de virtuosité, relevé d'une sympathique dose d'humour.(A.J. Le Soir )